Glowee révolutionne l’éclairage urbain grâce à des organismes vivants

10390115_330351740447758_9014415446869548905_n-e1421149112371Glowee, une start-up française, a mis au point une technologie innovante de bioéclairage sans électricité lumineuse, laissant entrevoir des applications multiples. A la clé, une réduction de la facture d’électricité et de la pollution lumineuse.

10671385_388055828010682_5035242774077235998_n-e1421149119441

Le principe

Depuis deux ans, Glowee s’emploie à développer une procédé novateur fondé sur la bioluminescence. « Le principe consiste à emprisonner entre deux feuilles d’autocollants transparents un biosystème composé de bactéries et d’algues, explique Sandra Rey, présidente de la jeune start-up. Ces dernières fournissent du glucose aux bactéries bioluminescentes qui, la nuit, émettent de la lumière ».

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Contrairement aux réactions chimiques lumineuses ou au processus de phosphorescence, la bioluminescence ne s’épuise pas tant que les micro-organismes, alimentés par un liquide et des ressources alimentaires, sont en vie. Un premier prototype devrait être près dès cet été. Celui-ci aura une durée de vie limitée, autour de 24 heures. Mais « on peut imaginer créer des micro-écosystèmes autonomes dont la durée de vie serait beaucoup plus longue », assure Sandra Rey.

A terme, cette nouvelle forme d’éclairage permettrait de réduire substantiellement les factures d’électricité et la pollution lumineuse, comme l’explique la présidente de Glowee : « Nous sommes partis du constat que l’éclairage urbain était la dépense n°1 des municipalités. C’est pourquoi nous avons voulu imaginer un système capable d’éclairer la ville sans consommer d’électricité ».

Mais, avant d’envisager une commercialisation à l’échelle industrielle, il faudra travailler à réduire les coûts de production de cette technologie. Si la matière biologique, capable de se reproduire, est peu onéreuse, « le contenant représente une dépense plus élevée ». Ce dernier, en effet, « doit être biocompatible, perméable au gaz, recyclable ».

 

Les potentielles applications

La technologie suscite d’ores et déjà l’intérêt de multiples secteurs : aéorports, mobiliers urbains, construction des routes, etc. Les application, indique Sandra Rey, « sont très nombreuses. La signalétique, par exemple, est un support parfait pour cette lumière dont l’intensité ne varie pas ».

Le dispositif pourrait bien constituer un mode d’éclairage alternatif, alors que depuis juillet 2013 l’éclairage des vitrines à l’électricité la nuit est interdit. Les magasins pourraient ainsi être illuminés la nuit et gagner en visibilité, dans le respect de la législation. Glowee indique avoir déjà eu des propositions de clients potentiels, dans des secteurs comme le commerce et l’éclairage urbain.

Dans les mois à venir, la start-up envisage de procéder à une levée de fonds, laquelle permettrait d’embaucher plusieurs personnes. Glowee espère obtenir 500.000 euros d’ici 2016. Preuve de l’intérêt que son dispositif suscite, Glowee a été désignée lauréate de plusieurs prix (Elevator Tour Paris, Prix Start-Up Fnac, Ben & Jerry’s Core), ce qui lui a déjà permis d’obtenir des sources de financements s’élevant à plusieurs dizaines de milliers d’euros. De quoi poursuivre le développement de son concept novateur.

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